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Clause d'insertion : comment y répondre sans fragiliser son exploitation

Cinq à dix pour cent des heures d'un marché public réservées à l'insertion : un critère de notation qui se prépare, pas qui s'improvise.

Par Marc Delaunay, Expert exploitationMis à jour le 5 min de lecture
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Ce que l'acheteur attend

Un volume d'heures, un mode de réponse, un référent nommé et un dispositif de suivi. Les offres qui perdent des points sont celles qui se contentent d'accepter la clause sans dire comment.

Les trois modes de réponse

Embauche directe

Le plus valorisé, le plus exigeant : recrutement en contrat aidé ou en alternance, accompagnement interne.

Mise à disposition

Passage par une association intermédiaire ou une entreprise de travail temporaire d'insertion. Souplesse maximale, valorisation moindre.

Sous-traitance à une entreprise adaptée

Pertinent pour des prestations identifiables : vitrerie, espaces verts, gestion des déchets.

Le suivi qui évite la pénalité

Un tableau trimestriel : nom du salarié, structure, heures réalisées, heures cumulées, écart à l'objectif. Transmis spontanément à l'acheteur, il désamorce la quasi-totalité des litiges de fin de marché.

Le calcul à ne pas rater

Les heures d'insertion s'imputent sur les heures de main-d'œuvre du marché : elles ne sont pas des heures supplémentaires. Une entreprise qui les chiffre en surcoût dégrade son prix sans raison.

Questions fréquentes

Quels sont les impacts directs des clauses d'insertion sur l'organisation des entreprises de propreté et multiservices ?
Les clauses d'insertion nécessitent une planification rigoureuse des ressources humaines dès la phase de réponse à l'appel d'offres. Cela implique d'identifier en amont les profils éligibles, de collaborer avec les structures d'insertion professionnelle (SIAE) et d'adapter les plannings et la formation initiale. Le non-respect des heures réservées peut entraîner des pénalités contractuelles et une mauvaise évaluation pour les futurs marchés.
Comment concilier la clause d'insertion avec les contraintes de productivité et la spécificité des postes de travail ?
Pour concilier insertion et productivité, il est essentiel d'intégrer un accompagnement tutoré et une formation adaptée aux nouveaux salariés issus de l'insertion, conformément aux dispositions de l'IDCC 3043 en matière de formation professionnelle. Il convient de choisir des postes où la montée en compétences est progressive et où un encadrement régulier est possible, sans pour autant fragiliser l'exécution des prestations. Une bonne communication avec le maître d'ouvrage sur les modalités de réalisation est également clé.
Quelles sont les aides ou dispositifs existants pour accompagner les entreprises dans la mise en œuvre de ces clauses ?
Les entreprises peuvent bénéficier de diverses aides, notamment via les Structures d'Insertion par l'Activité Économique (SIAE) qui proposent un accompagnement et des salariés pré-formés. Il existe aussi des aides à l'embauche pour certains publics, ainsi que des dispositifs de l'État ou des collectivités territoriales favorisant l'insertion professionnelle. Il est conseillé de se rapprocher de l'OPCO des entreprises de propreté (AKTO) pour connaître les financements de formation spécifiques.
  • marchés publics
  • insertion
  • clause sociale

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